Thema A
Présente Colombe.
Analyse le regard que porte Sylvia sur sa fille en étudiant aussi la langue employée.
Choisis l’un des sujets suivants :
« Chacun est prisonnier de sa famille, de son milieu, de son métier, de son temps. » Commente cette citation de Jean d’Ormesson en justifiant ton point de vue.
ou
Après le départ de Sylvia, Colombe se rend compte qu’elle ne réussira jamais à finir ses études. Elle écrit une lettre à sa mère dans laquelle elle lui confesse sa décision d’entreprendre un autre parcours professionnel. Rédige cette lettre.
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Sylvia est la mère de Colombe, une jeune femme qui termine sa licence de droit à Montpellier.
795 mots
Anne Sophie Brasme,Que rien ne tremble, Éditions Fayard, 2021, pp. 21-24
1 partiel (n.m.) – Klausur an der Universität
2 lingette – (n.f.) – feuchtes Reinigungstuch
3 copie (n.f.) – ici : feuille d’examen
4 procrastination (n.f.) – tendance à remettre quelque chose au lendemain
5 tout plaquer sur un coup de tête (ugs.) – aus einer Laune heraus alles hinschmeißen
6 foutoir (n.m.vulg.) – le chaos
7 faire bondir qn – énerver qn
8 patte (n.f.) de mouche – écriture extrêmement difficile à lire
9 séquelle (n.f.) – conséquence
10 littéraire (n.f.) – une personne douée pour la littérature
11 clic-clac (n.m.) – canapé-lit
12 épouvantable (adj.) – terrible
13 foirer (vulg.) – ici : ne pas réussir
14 à l’huile (n.f.) de coude – en faisant des efforts
15 maki (n.m.) – sorte de sushi
16 frasque (n.f.) – extravagance
17 sa quarantaine – ici : ses quarante ans
18 gewurtz (n.m.) – vin blanc
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monatlich kündbarSchulLV-PLUS-Vorteile im ÜberblickDu hast bereits einen Account?Colombe
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est appelée Coco par sa mère
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a eu un accident à l’âge de 8 ans
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est une jeune étudiante en licence de droit (presque à la fin de ses études)
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a rencontré des difficultés lors de ses études à cause de son comportement
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habite seule dans un appartement (à Montpellier)
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est aidée par sa mère (qui fait le ménage pendant ses examens)
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ne range pas son appartement
Aspects possibles
Sylvia, la mère,
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croit en sa fille
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pense qu’elle a les capacités intellectuelles pour réussir ses études (l. 11-12)
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projette sur sa fille son désir de réussite « devenir la meilleure part d’elle-même » (l. 28) et éprouve une fierté anticipée « N’était-elle pas fière de voir sa fille aller au bout de ce qu’elle était » (l. 27-28)
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console sa fille qui pense avoir échoué (l. 34-36)
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→ énumération des tâches ménagères qu’elle a effectuées pour sa fille : « elle lui dressait l’inventaire […] à l’huile de coude » (l. 35-37)
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→ répétition / anaphore pour faire ressentir ses efforts pour la détendre : « elle parlait, elle parlait, rien que pour […], rien que pour […] » (l. 42-43)
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doute de sa fille
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se fait du souci pour sa fille qui souffre de « tendance(s) de procrastination » (l. 12-13)
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→ questions (rhétoriques) soulignant son inquiétude : « Elle se demandait : a-t-elle suffisamment révisé ? A-t-elle toujours été sérieuse, assidue ? » (l. 10-11)
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espère que Colombe s’y retrouve dans son chaos (l. 15-16) et qu’elle deviendra un jour aussi studieuse qu’elle-même l’était autrefois (l. 16-18)
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vérifie si sa fille est vraiment capable de prendre des notes (l. 19-20)
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→ glorification nostalgique de son passé et exagération : « Sylvia repensait à ses propres années d’études, ses cours soigneusement classés, l’application presque religieuse avec laquelle elle prenait ses notes. » (l. 16-18)
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est énervée par les erreurs d’orthographes d’autant qu’elle est littéraire (l. 24-25)
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→ métaphore : « pattes de mouche à peine lisibles » (l. 20-21)
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→ retour en arrière chargé d’émotions négatives : « Elle s’agaçait de ses fautes d’orthographe, comme à l’époque de l’école primaire » (l. 21-22)
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refuse de voir la réalité
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excuse ces erreurs en renvoyant à un accident que Colombe a eu pendant son enfance (l. 22-23)
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console sa fille par peur qu’elle ne soit pas à la hauteur de ses espoirs (l. 35-39)
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materne régulièrement Colombe en l’aidant à faire son ménage et ses courses (l. 3-8) pendant la session d’examens
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→ énumération des tâches ménagères / travaux ménagers : « linge, courses, ménage à fond » (l. 4)
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→ suite d’adjectifs connotés négativement : « déplorable », « entassée », « crasseux », « vide » (l. 4-5)
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→ question (rhétorique) pour souligner sa stupeur : « Mais comment faisait-elle pour vivre là-dedans ? » (l. 5)
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appréhende les réactions d’humeur de sa fille : « Si elle avait osé » (l. 18), « ça aurait fait bondir Colombe » (l. 19)
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croit déjà que sa fille ne réussit qu’avec son aide mentale : « et tout en frottant, elle répétait sa petite formule magique, Pourvu qu’elle réussisse, mon Dieu je vous en prie ; elle faisait briller le lavabo, désinfectait chaque recoin, Pourvu qu’elle réussisse, et bien qu’elle n’y connaisse rien en droit, elle se concentrait mentalement sur sa copie pour lui envoyer toutes ses ondes positives. » (l. 7-10)
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→ longue phrase qui exprime son agitation intérieure / énumération soulignant ses troubles obsessionnels et ses actes compulsifs / anaphore soulignant son désir de surmonter son angoisse
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est dépendante de sa fille : « comme si, sans Colombe […] se délitait » (l. 31-32)
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a besoin de Colombe pour avoir une tâche à accomplir et un sens à sa vie (relation particulière due au fait qu’elle soit, d’après l’extrait, sa seule fille et que le père ne joue aucun rôle)
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Aspects possibles
explication de la citation :
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phrase prétendant que l’origine est un obstacle au développement de la personne
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existence d’une forme de déterminisme : l’homme est souvent limité et influencé par des circonstances extérieures
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impossibilité de se libérer complètement de ses origines
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influence considérable de la socialisation sur notre personnalité et nos actions
« emprisonnement » dans le cadre de la famille :
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dépendance mutuelle des membres de famille
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influence du patrimoine génétique (par ex. dans le comportement, certains traits de caractère, l’apparence physique, des maladies génétiques)
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mémoire commune / passé commun
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poids de l’éducation familiale dans le parcours professionnel
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difficultés à se dégager des attentes familiales
« emprisonnement » au sein du milieu / de la couche sociale :
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influence du milieu social sur le langage et les opinions
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rôle de l’appartenance à un certain groupe dans le choix des amis, du parcours professionnel et / ou personnel (type d’école / mode de vie)
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importance avérée par diverses études (par ex. PISA) pour la réussite scolaire
« emprisonnement » au niveau du métier :
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enfermement dans un savoir hyperspécialisé
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conséquences négatives des habitudes professionnelles (par ex. tendance à la critique chez les enseignants)
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difficultés à changer de profession même quand celle-ci est insatisfaisante
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sentiment d’être esclave de la routine / du quotidien (métaphore de Sisyphe)
« emprisonnement » dans son époque : influence des événements vécus :
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séquelles dues à l’isolation durant la crise Covid : dissolution du tissu social, phobies, déficiences scolaires
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connaissances lacunaires de la génération X dans le domaine de la technologie
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poids de la réunification allemande, en particulier pour la génération des boomers et leurs enfants
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traumatisme de la génération ayant connu la guerre et l’après-guerre (pénuries, instabilité des régimes politiques, menaces physiques)
→ conclusion personnelle : difficulté d’une quête autonome de soi
réactions possibles à un tel emprisonnement :
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famille : conflits intergénérationnels (par ex. débats sur le mariage pour tous / manif pour tous, question du droit à mourir)
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milieu : remise en cause, suite à mai 68, des distinctions traditionnelles (par ex. prolétariat, bourgeoisie aisée) et naissance de nouvelles catégories (par ex. gauche caviar, gauche bobo, gauche anticapitaliste, etc.)
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métier : flexibilité croissante sur le marché du travail (par ex. changements fréquents de poste, etc.), nouveaux comportements (par ex. démission silencieuse)
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temps : repli sur soi
Aspects possibles
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Colombe
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a réalisé qu’elle n’était pas assez intelligente / studieuse pour réussir ses études
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a eu un rendez-vous avec un/e conseiller / conseillère pédagogique qui lui a proposé d’autres possibilités pour trouver sa place dans la société
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projets concrets
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pourrait passer une année à l’étranger pour travailler comme jeune fille au pair / comme volontaire dans une organisation
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pourrait par ex. faire une année sociale volontaire
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→ engagement pour une association caritative (par ex. Restos du cœur), une ONG (par ex. Médecins du monde, Emmaüs France), dans un EHPAD avec des personnes âgées ou dans une école maternelle
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pourrait faire un stage dans une entreprise pour savoir quel métier lui convient (apprendre des connaissances, faire des expériences précieuses ; expérimenter des structures pour mieux s’orienter dans la vie quotidienne et apprendre des valeurs (ponctualité, travail en équipe, respect des règles)
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→ autres diplômes : BTS, CAP, BEP
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peut s’investir bénévolement dans la politique
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→ engagement dans un parti politique (par ex. les Insoumis, les Verts, les Républicains, le Rassemblement National, etc.)
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sentiments
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avant : elle se sentait perdue et était débordée ; elle ne voulait pas décevoir les attentes de sa mère ; elle peut comprendre que Sylvia se fâche
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attentes
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les études ne correspondent pas à ses projets d’avenir
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espoir
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après la conversation avec un conseiller / une conseillère, elle se sent soulagée de savoir qu’il y a une issue à sa situation
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fin de lettre
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Colombe demande pardon à sa mère
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espère que Sylvia pourra comprendre sa décision / continuera à la soutenir / acceptera l’idée qu’elle prenne un autre chemin
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