Teil II – Aufgabe A (literarische Textgrundlage)
Leseverstehen
Présente la situation d'Aya à l'école.
Analyse
En partant de la situation des Cissoko, analyse l’importance de la famille pour Aya.
Tiens également compte des procédés d’écriture.
Persönliche Stellungnahme bzw. gestaltende Schreibaufgabe (40 %)
Choisis l’un des sujets suivants:
«Pour se fondre dans le décor, il faut maîtriser quantité de codes.» (l. 1)
Commente cette citation. Référe-tu à la situation des personnes issues de l’immigration en France et au personnage de Neïla, protagoniste du film Le Brio d’Yvan Attal.
ou
Après avoir terminé ses études, Aya écrit une lettre à son ancien instituteur, M. Casanova, qui l’a «amen[ée] à la lecture» (l. 40).
Dans cette lettre, elle parle de l’importance de l’école et des études. Rédige cette lettre.
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Aya Cissoko/ Marie Desplechin, Danbé
Aya, fille de Massiré et Sagui Cissoko, immigrés du Mali, devient championne du monde de boxe en 2006.
Dans son autobiographie Danbé, elle raconte son enfance à Paris dans les années 1980.
1 se fondre dans le décor – ne pas se faire remarquer
2 un collant de laine – dt. Wollstrumpfhose
3 une cagoule – dt. Schalmütze
4 squatter – ici péjoratif: habiter
5 la touche fam. – le style
6 la fratrie – les frères et sœurs
7 imperméable – dt. undurchlässig
8 être à bout – dt. am Ende sein
9 se cogner – dt. sich stoßen
10 concevoir qc – ici: éprouver qc.
11 s’apprêter – se préparer
12 un imper – dt. Regenmantel
13 une djellaba – vêtement traditionnel africain
14 sévir – punir sévèrement
15 passer qc à qn – dt. jdm. etwas durchgehen lassen
16 torcher fam. – dt. den Po abwischen
17 un appareil de récupération – dt. wiederverwertetes Gerät
18 une insuffisance rénale – dt. Nierenversagen
[Cissoko, Aya / Desplechin, Marie: Danbé. Paris: Calmann-Lévy, 2011, p. 26-31]
(zu Prüfungszwecken bearbeitet)
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Aya est une élève issue d’une famille immigrée et socialement modeste.
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Sa situation scolaire est marquée par des difficultés importantes, mais aussi par des expériences décisives pour son parcours.
Difficultés lors de l’apprentissage de la lecture
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Au début de sa scolarité, Aya éprouve de grandes difficultés à apprendre à lire.
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Les lettres restent incompréhensibles pour elle et la page lui paraît «muette».
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Cette situation provoque un blocage et un sentiment d’échec à l’école.
Déblocage soudain et découverte de la lecture
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De manière inattendue, un déblocage se produit et Aya parvient soudain à lire.
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La lecture devient alors fluide et presque automatique.
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Ce moment est vécu comme une expérience positive et marquante dans sa vie scolaire.
Difficultés matérielles
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La famille d’Aya ne dispose pas des moyens financiers nécessaires pour acheter le matériel scolaire demandé.
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L’exemple du classeur bleu montre clairement la précarité de la situation familiale.
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Aya se retrouve dans une position gênante et vulnérable face à l’école.
Rôle ambivalent de l’instituteur
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L’instituteur, M. Casanova, réagit d’abord avec colère face à l’absence du matériel scolaire.
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Il convoque Aya et exerce une punition corporelle, ce qui montre une attitude autoritaire et injuste.
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Par la suite, il est pris de remords et change de comportement.
Conséquences positives de l’intervention de l’instituteur
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À la suite de sa mauvaise conscience, l’instituteur aide Aya et lui fait découvrir les livres.
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Il joue ainsi un rôle important dans son accès à la lecture et à la culture.
Prise de conscience de la situation familiale
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Cet épisode permet à Aya de prendre conscience de la pauvreté de sa famille.
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Elle comprend que cette situation peut être un danger à l’école, mais aussi un élément de solidarité avec son père.
Soumission à l’autorité scolaire
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Malgré la violence et l’injustice subies, la famille d’Aya ne remet pas en question l’autorité de l’école.
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Le père accepte la situation et s’excuse, ce qui montre une forte soumission aux hiérarchies scolaires.
Introduction
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Le texte présente la famille Cissoko, une famille immigrée du Mali vivant dans des conditions précaires à Paris.
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À travers le regard d’Aya, le lecteur découvre à la fois les difficultés sociales de la famille et le rôle fondamental qu’elle joue dans la construction et la protection de la narratrice.
I. La situation de la famille Cissoko
Une famille en difficulté face aux codes sociaux
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Dès le début du texte, la famille apparaît comme ne maîtrisant pas les «codes» nécessaires pour se fondre dans le décor.
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La métaphore «se fondre dans le décor» montre l’écart entre la famille et son environnement.
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Les questions rhétoriques exprimant le point de vue de la mère («En quoi le collant ne ferait-il pas l’affaire?») s’opposent aux remarques ironiques des autres mères, ce qui souligne l’incompréhension culturelle.
Discrimination et exclusion
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Aya et ses frères et sœurs font l’expérience de l’exclusion, notamment lors de l’anniversaire des jumeaux.
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La répétition parodique «non non non» accentue le caractère humiliant du rejet.
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Cependant, cette exclusion est nuancée par l’antithèse «rejetés? Oui, mais non», qui montre une situation ambivalente, entre exclusion et intégration ponctuelle.
La pauvreté comme danger
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La précarité économique de la famille apparaît comme une source de violence, notamment dans la scène de l’école.
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L’épisode du classeur bleu montre que le manque d’argent peut entraîner une humiliation et même une agression physique.
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La métaphore du «combat» souligne que la pauvreté est vécue comme une lutte permanente.
La maladie de la mère
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La maladie grave de la mère menace l’équilibre familial.
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La gradation et la métaphore finale («le monde […] devient très friable») traduisent la fragilité soudaine de l’univers d’Aya.
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Cette image montre que la famille repose sur des bases devenues instables.
II. L’importance de la famille pour Aya
Une base éducative solide
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Malgré la pauvreté, la famille transmet des valeurs fortes à ses enfants.
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La répétition et la gradation «élevés pourtant, et bien élevés» mettent en valeur la qualité de l’éducation reçue.
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La famille apparaît comme un cadre structurant et sécurisant.
La solidarité entre frères et sœurs
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Aya insiste sur la cohésion de la fratrie à travers la répétition du pronom «nous».
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Le parallélisme et le rythme ternaire («nous sommes une fratrie… nous faisons… nous ne sommes jamais seuls») soulignent le sentiment d’appartenance.
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Cette solidarité permet à Aya de résister à l’exclusion et à la discrimination.
Une source de protection et de résilience
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La famille agit comme un rempart face aux regards méfiants ou compatissants.
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La métaphore «imperméable aux regards» montre la capacité d’Aya à se protéger émotionnellement grâce au soutien familial.
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La pauvreté est même présentée comme une «alliance», ce qui dédramatise la situation.
Le rôle central du père
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Le père est décrit comme doux, attentif et protecteur.
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La répétition «incapable de crier. Incapable de punir» insiste sur son caractère bienveillant.
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Le langage familier («qui torche les gosses») valorise son engagement quotidien auprès de ses enfants.
Ouverture culturelle et joie de vivre
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La présence de la télévision et de la radio permet l’accès à différentes cultures.
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La coexistence de références occidentales et africaines montre une richesse culturelle.
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La répétition «nous chantons avec eux» souligne le bonheur partagé au sein de la famille.
La famille comme compensation
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Le texte oppose la «douceur» de la vie familiale à l’«inquiétude» liée aux difficultés extérieures.
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Cette antithèse montre que la famille compense les épreuves sociales et économiques.
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Pour Aya, la famille est donc un lieu de sécurité, de joie et de stabilité affective.
Conclusion
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Malgré la précarité, la discrimination et la maladie, la famille Cissoko occupe une place centrale dans la vie d’Aya.
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Elle constitue à la fois une source de protection, d’identité et de résilience, ce que les nombreux procédés stylistiques du texte mettent clairement en évidence.
Introduction
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La citation souligne que l’intégration dans une société ne se fait pas automatiquement.
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Elle met en avant l’idée que, pour être accepté, il faut connaître et respecter certains codes sociaux.
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Cette problématique concerne particulièrement les personnes issues de l’immigration en France et apparaît aussi clairement dans le parcours de Neïla dans le film Le Brio.
I. Explication de la citation
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« Se fondre dans le décor » signifie s’adapter à un environnement social jusqu’à ne plus être perçu comme différent.
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« Maîtriser les codes » renvoie à un savoir-faire social dans plusieurs domaines de la vie quotidienne.
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La citation suggère donc que l’intégration dépend moins de l’origine que de la capacité à comprendre et appliquer des règles implicites.
II. Les codes sociaux pour les personnes issues de l’immigration en France
La langue comme code fondamental
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La maîtrise du français est essentielle pour réussir à l’école, trouver un emploi et participer à la société.
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Sans une bonne compétence linguistique, le risque d’exclusion sociale est élevé.
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La langue constitue donc une clé d’accès centrale à l’intégration.
Valeurs, lois et comportements
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En France, certaines valeurs fondamentales doivent être respectées, comme l’égalité entre les sexes et la laïcité.
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Cela implique parfois une adaptation du comportement dans l’espace public ou à l’école.
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Le non-respect de ces règles peut entraîner des tensions ou des discriminations.
Codes vestimentaires et culturels
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Les vêtements peuvent être perçus comme des signes identitaires forts.
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En France, certains symboles religieux ou culturels, comme le voile ou l’abaya, font l’objet de débats.
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Pour certaines personnes, se «fondre dans le décor» signifie alors limiter l’expression visible de leur culture d’origine.
Coutumes et habitudes sociales
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Connaître les traditions, les fêtes ou les jours fériés facilite la participation à la vie collective.
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Il n’est pas toujours nécessaire de les pratiquer, mais les comprendre permet d’éviter les malentendus.
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Ces codes sont souvent implicites et donc difficiles à maîtriser.
III. Le personnage de Neïla dans le film Le Brio
Une jeune femme perçue comme différente
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Au début du film, Neïla attire l’attention par son comportement impulsif et son apparence.
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Elle est perçue comme ne correspondant pas aux normes du milieu universitaire.
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Cette différence la rend vulnérable à la discrimination.
L’apprentissage des codes universitaires
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Neïla apprend progressivement à maîtriser les codes du monde académique.
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Cela concerne le comportement (ponctualité, maîtrise des émotions), le langage (registre soutenu, formules de politesse) et l’art oratoire.
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La rhétorique devient pour elle un outil central pour être reconnue.
L’intégration comme condition de réussite
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En maîtrisant ces codes, Neïla accède à un nouveau monde social et professionnel.
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Cette assimilation lui permet de réussir, mais elle est vécue comme un défi personnel.
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Le film montre toutefois qu’elle ne renonce pas entièrement à son identité.
IV. Adaptation ou assimilation?
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La citation pose implicitement la question de la limite entre adaptation et assimilation.
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Adapter son comportement peut être nécessaire pour réussir, mais s’assimiler totalement peut conduire à l’effacement de soi.
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Le Brio montre qu’il est possible de maîtriser les codes sans renier ses origines.
Conclusion – Prise de position personnelle
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À mon avis, maîtriser certains codes est indispensable pour s’intégrer dans une société.
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Cependant, se «fondre dans le décor» ne devrait pas signifier devenir invisible ou abandonner son identité.
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L’exemple de Neïla montre que l’intégration réussie repose sur un équilibre entre respect des règles communes et affirmation de soi.
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Une société ouverte devrait aussi reconnaître la richesse apportée par la diversité culturelle.
Lettre à M. Casanova
Paris, le …
Cher Monsieur Casanova,
Après avoir terminé mes études, j’ai ressenti le besoin de vous écrire. Le temps a passé depuis l’école primaire, mais certains souvenirs restent très présents, notamment celui du fameux classeur bleu et de la manière dont vous m’avez amenée à la lecture.
Au début de ma scolarité, l’école n’était pas un lieu facile pour moi. J’avais des difficultés à lire et je ne comprenais pas toujours ce qu’on attendait de moi. Pourtant, grâce à votre intervention et à votre insistance, j’ai découvert la lecture. Ce moment a marqué un tournant dans ma vie: savoir lire est devenu une source de fierté, mais aussi un plaisir. Les livres m’ont permis de mieux comprendre le monde et d’élargir mon horizon.
L’école m’a donné bien plus que des connaissances de base. Elle m’a permis de rencontrer d’autres enfants, de découvrir des valeurs comme le respect et l’égalité, et de prendre conscience de ma situation familiale. Comprendre d’où je venais m’a donné l’envie de réussir et de construire mon propre chemin.
Plus tard, les études supérieures ont joué un rôle tout aussi important. Elles m’ont permis de me cultiver, de gagner en autonomie et de prendre ma vie en main. Grâce à elles, j’ai pu développer un esprit critique et envisager mon avenir avec plus de sécurité. Les études m’ont aussi ouvert des portes professionnelles et m’ont donné la possibilité de subvenir à mes besoins.
Aujourd’hui, je sais que l’éducation est un outil essentiel pour s’émanciper et pour aider d’autres personnes à prendre conscience de leur potentiel. Sans l’école, et sans les études, je n’aurais sans doute pas eu les mêmes chances ni la même liberté.
Je tenais donc à vous remercier. Votre rôle a été déterminant dans mon parcours, même si vous ne l’imaginiez peut-être pas à l’époque. Vous avez contribué à me mettre sur le chemin de la lecture, et ce chemin m’a menée beaucoup plus loin que je ne l’aurais cru.
Je serais ravie de vous revoir un jour, peut-être lors d’une compétition? Écrivez-moi, je vous enverrai des places!
Bien à vous,
Aya Cissoko