Teil II – Aufgabe B (nicht-literarische Textgrundlage)
Leseverstehen
Présente Ousmane Ba et ses parents.
Analyse
Compare l’image donnée de la France à celle donnée du Sénégal. Référe-tu aussi aux procédés d’écriture employés par l’auteur et par les personnes citées dans
l’article.
Persönliche Stellungnahme bzw. gestaltende Schreibaufgabe
Choisis l’un des sujets suivants:
«L’Afrique n’est pas pauvre, on l’appauvrit depuis fort longtemps. L’Afrique n'a pas besoin d’offres et d’aide, elle a besoin de respect.»
(Fatou Diome, écrivaine franco-sénégalaise, née en 1968)
Commente.
ou
Abdoulaye Thiam est invité au Centre National d'Orientation Scolaire et Professionnelle de Dakar pour parler aux élèves des chances et des risques d’une immigration en Europe.
Rédige le manuscrit de son discours.
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France-Sénégal, le chassé-croisé des générations (2022)
Par Mohamed Kessous
1 le wolof, le peul – langues parlées au Sénégal
2 Yvelines – département en région parisienne
3 s’établir – s’installer
4 insolent – ici: extraordinaire
5 le bled – arabe le pays / le village
6 la corniche – dt. Küstenstraße
7 un plongeur – dt. hier: ein Tellerwäscher
8 le confinement – dt. hier: Ausgangsbeschränkungen wegen der Corona-Pandemie
9 au culot – dt. mit Dreistigkeit
10 anxiogène – dt. beängstigend
11 le turnover – dt. hier: Personalwechsel
12 réfractaire – rebelle
13 tempérer – dt. abschwächen, einschränken
14 la boucle est bouclée – dt. der Kreis schließt sich
[Kessous, Mohamed: «France-Sénégal, le chassé-croisé des générations». In: M Le magazine du Monde, no. 566, 23.07.2022, p. 40-45]
(zu Prüfungszwecken bearbeitet)
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Origines et vie en France
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Ousmane Ba est un trentenaire né et ayant grandi en France, notamment en banlieue.
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Avant son départ, il travaillait comme plongeur dans les cuisines de l’hôpital de Poissy.
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Il décrit le climat social et politique en France comme pesant et anxiogène.
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Depuis longtemps, il nourrit le désir de retourner vivre au Sénégal.
Installation et vie actuelle au Sénégal
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En 2020, Ousmane Ba s’installe à Dakar, où il vit aujourd’hui avec sa famille.
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Il habite dans un grand appartement, qu’il juge même trop vaste.
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Avec un capital de départ de 15 000 euros, il fonde une entreprise de nettoyage à la vapeur appelée Ecovap.
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Il est un entrepreneur engagé, employant plusieurs salariés et travaillant avec beaucoup d’investissement personnel.
Identité et projet familial
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Ousmane Ba se considère à la fois français et sénégalais.
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Il se sent apaisé au Sénégal, notamment parce qu’il ne subit plus de contrôles policiers fréquents ni de débats médiatiques stigmatisants.
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Il souhaite que ses enfants connaissent également la France, comme lui-même a connu le Sénégal pendant son enfance.
Les parents d’Ousmane Ba
Origines et parcours migratoire
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Les parents d’Ousmane Ba sont originaires du Sénégal.
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Ils ont immigré en Europe dans les années 1970 dans l’espoir d’une vie meilleure.
Le rôle du père
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Le père d’Ousmane Ba a quitté le Sénégal en 1975.
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En France, il a travaillé comme ouvrier chez Peugeot.
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Il a transmis à son fils un attachement fort au Sénégal et à ses racines culturelles.
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Ce lien explique en partie le désir ancien d’Ousmane Ba de s’installer un jour dans le pays de ses parents.
Introduction
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Dans l’article «France-Sénégal, le chassé-croisé des générations», Mohamed Kessous oppose deux images très contrastées de la France et du Sénégal.
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Ce contraste illustre un renversement des perspectives migratoires entre les générations.
I. L’image de la France
Un pays perçu comme vieillissant et bloqué
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La France est désignée comme le «Vieux Continent» (l. 2), une métaphore qui suggère une société ancienne et peu dynamique.
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L’expression du «plafond de Plexiglas» (l. 17) montre que les possibilités de réussite restent limitées, malgré une apparence de transparence ou d’ouverture.
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La France apparaît ainsi comme un pays où l’ascension sociale est difficile.
Un pays en déclin
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Ousmane Ba affirme que la France «n’est plus celle que j’ai connue quand j’étais gamin» (l. 37).
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Cette remarque exprime une dégradation progressive du climat social et du cadre de vie.
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Le regard porté sur la France est donc marqué par la nostalgie et la désillusion.
Un climat hostile et anxiogène
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La France est décrite comme un pays «violent et triste» avec un climat politique «anxiogène» (l. 36–37).
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Le parallélisme «De marcher sans qu’un policier lui demande ses “papiers”. D’allumer la télé sans tomber sur un énième débat autour de l’islam» (l. 34–35) souligne la pression constante ressentie par les personnes issues de l’immigration.
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Le cliché «Tu vas finir migrant sous une tente à Paris» (l. 52–53) renforce l’image d’un pays peu accueillant.
II. L’image du Sénégal
Un pays riche en opportunités
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Le Sénégal est présenté comme une «terre riche en opportunités» (l. 8–9).
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La métaphore «même ceux qui tombent se relèvent vite» (l. 14–15) suggère une capacité de rebond et de réussite.
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Cette image s’oppose directement à celle d’une France perçue comme bloquée.
Un dynamisme économique et infrastructurel
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L’auteur souligne la croissance économique du pays («croissance annuelle supérieure à 6 %», l. 12–13).
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Les énumérations et ellipses «Nouvel aéroport. Autoroutes flambant neuves. Stades dernière génération. Bars, restaurants, boutiques à la mode» (l. 10–11) créent une impression de mouvement et de modernité.
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Ces procédés stylistiques renforcent l’image d’un pays en plein essor.
Dakar, symbole de réussite
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Dakar est décrite par une gradation et des hyperboles comme «la ville des réussites insolentes, la capitale de tous les possibles, leur eldorado, leur cité bénie» (l. 18–20).
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Ces métaphores construisent une image presque idéalisée de la capitale.
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La ville devient ainsi un lieu d’espoir et de réussite pour la jeune génération.
Des limites néanmoins présentes
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Le texte rappelle que le Sénégal connaît encore des difficultés, notamment un chômage élevé chez les jeunes (environ 24 %, l. 44–45).
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Le paradoxe est souligné par le fait qu’une partie de la jeunesse sénégalaise souhaite toujours émigrer (l. 43–45).
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Cette nuance empêche une vision totalement idéalisée du pays.
III. Comparaison et contraste
Un renversement des perspectives migratoires
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Le contraste entre les deux pays est résumé par le parallélisme: «Nos parents ont quitté leur village pour trouver une vie meilleure en France. Nous, nous quittons les cités pour trouver une vie meilleure au Sénégal» (l. 21–23).
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Cette construction stylistique illustre le «chassé-croisé» des générations évoqué dans le titre.
Une opposition renforcée par les procédés d’écriture
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Les métaphores, les parallélismes, les énumérations et les citations directes structurent l’opposition entre la France et le Sénégal.
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La France est associée à la stagnation, à la tension et au rejet, tandis que le Sénégal est présenté comme un pays de renouveau et de possibilités.
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L’auteur utilise ainsi les procédés stylistiques pour accentuer le contraste entre les deux images.
Conclusion
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Grâce à une mise en contraste systématique et à de nombreux procédés d’écriture, l’article propose une vision largement critique de la France et une image majoritairement positive du Sénégal.
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Ce contraste reflète l’évolution des dynamiques migratoires et des aspirations de la jeune génération issue de l’immigration.
Introduction
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Dans cette citation, Fatou Diome remet en question une idée largement répandue selon laquelle l’Afrique serait naturellement pauvre.
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Elle affirme au contraire que cette pauvreté est le résultat d’un long processus d’appauvrissement et que le continent n’a pas besoin de charité, mais de respect.
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Cette prise de position invite à réfléchir aux causes de la pauvreté en Afrique et aux relations entre l’Afrique et le reste du monde.
I. La pauvreté en Afrique comme conséquence de l’histoire
Un appauvrissement lié à l’exploitation
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Selon Fatou Diome, l’Afrique n’est pas pauvre en soi, mais elle a été appauvrie au fil du temps.
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L’histoire coloniale a joué un rôle déterminant dans ce processus, en exploitant les ressources et les populations africaines.
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Cette exploitation a laissé des structures économiques fragiles et dépendantes.
L’exploitation des richesses naturelles
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De nombreuses entreprises étrangères exploitent encore aujourd’hui les richesses naturelles de l’Afrique.
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Les matières premières et les produits agricoles sont souvent extraits ou produits à bas prix, sans bénéfices durables pour les populations locales.
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Cette situation maintient une dépendance économique et empêche un développement autonome.
Des accords économiques inéquitables
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Les accords commerciaux entre pays africains et pays industrialisés sont souvent désavantageux pour l’Afrique.
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Ils contribuent à maintenir les pays africains dans une position de faiblesse économique.
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Cela confirme l’idée que la pauvreté n’est pas seulement un problème interne.
II. Le respect comme alternative à l’aide
Reconnaître les compétences et le potentiel africains
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Quand Fatou Diome parle de respect, elle demande avant tout la reconnaissance des connaissances et des compétences des Africains.
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Elle refuse une vision paternaliste qui considère l’Afrique uniquement comme un continent à aider.
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Le respect signifie accepter que les pays africains soient capables de se développer par eux-mêmes.
Des partenariats équitables
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Au lieu de simples aides financières, il faudrait promouvoir des partenariats fondés sur l’égalité.
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Ces coopérations devraient soutenir les initiatives locales et favoriser un développement durable.
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Cela permettrait de rompre avec les schémas de dépendance hérités du passé.
Rompre avec le paternalisme
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L’aide humanitaire peut parfois renforcer des rapports de domination.
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Fatou Diome critique cette logique et plaide pour une relation basée sur la dignité et la responsabilité partagée.
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Le respect implique donc un changement profond de mentalités.
III. D’autres facteurs à prendre en compte
Des responsabilités internes
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Il faut cependant reconnaître que certains problèmes économiques en Afrique ont aussi des causes internes.
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La corruption, la mauvaise gestion politique ou l’accès limité à l’éducation jouent également un rôle.
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Ces facteurs ne peuvent pas être expliqués uniquement par l’exploitation extérieure.
Des évolutions positives
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Malgré les difficultés, des changements sont déjà en cours.
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Le commerce équitable et certaines initiatives locales montrent une prise de conscience croissante.
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De plus en plus de pays africains revendiquent leur propre valeur et leur autonomie.
Conclusion
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À mon avis, Fatou Diome a raison de dénoncer une vision simpliste et injuste de la pauvreté en Afrique.
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Le respect, compris comme des relations équitables et la reconnaissance du potentiel africain, est essentiel pour un développement durable.
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Cependant, il est aussi nécessaire de prendre en compte les responsabilités internes pour permettre un réel progrès.
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Ce n’est qu’en combinant respect, coopération équilibrée et engagement local que l’Afrique pourra pleinement se développer.