Teil II – Aufgabe A (literarische Textgrundlage)
Leseverstehen
Présente les parents d’Inès et leur vie en France.
Analyse
Analyse la manière dont Alice et Sofiane construisent leur identité en tenant compte des procédés d’écriture.
Persönliche Stellungnahme bzw. gestaltende Schreibaufgabe
Choisis l’un des sujets suivants:
Evoluer dans plusieurs milieux socioculturels – chance ou défi ? Prends position et justifie ton point de vue en vous référant aussi au parcours de Neïla, protagoniste du film Le Brio.
ou
Juste avant son départ, Inès écrit une lettre à son père Taoufik. Dans sa lettre, elle parle des raisons pour lesquelles elle a décidé « de poser ses valises à Tunis » (l. 19-20), de ses sentiments et de ce que cette décision signifie pour sa vie.
Rédige cette lettre.
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monatlich kündbarSchulLV-PLUS-Vorteile im ÜberblickDu hast bereits einen Account?Français métissés : « Je n’ai jamais eu le sentiment d’être différente » (2024)
Par Rachid Laïreche, Clémence Mary, Thibaut Sardier
[Laïreche, Rachid et al. : « Français métissés : ‘Je n’ai jamais eu le sentiment d’être différente’ », in : Libération no 13301 du 6-7 avril 2024, p. 2-4]
(zu Prüfungszwecken bearbeitet)
1 En 1998, la France a gagné la Coupe du monde de football.
2 la trombine (fam.) de Zinédine Zidane – le visage de Zidane, un footballeur français d’origine algérienne
3 des youyous – ici : cris de joie des femmes arabes
4 avoir la tchatche fam. – parler beaucoup
5 la cambrousse poitevine fam. – une région rurale dans l’ouest de la France
6 le bled fam. – le village
7 galérer fam. – travailler dur
8 le Futuroscope – un parc de loisirs français
9 arracher qc – ici : obtenir qc avec difficulté
10 racisé – qui est touché par le racisme, la discrimination
11 une quadra(génaire) – une personne entre 40 et 49 ans
12 dans les parages – dans la région
13 la prestance – une apparence imposante
14 la daronne, le daron fam. – la mère et le père
15 les cheveux crépus – dt. gekräuseltes Haar
16 la bamboula – ici : nom d'un biscuit au chocolat produit dans les années 1980-90 en France
17 à peine – très peu
18 la Moselle – département dans l’est de la France
19 être en décalage – ici : ne pas se sentir à sa place
20 des potes à foison fam. – beaucoup d’amis
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monatlich kündbarSchulLV-PLUS-Vorteile im ÜberblickDu hast bereits einen Account?Les parents d’Inès et leur vie en France:
Sandra
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mère d’Inès et de Lina
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française
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originaire de la campagne poitevine
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elle vient donc d’une région rurale de l’ouest de la France
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institutrice
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elle possède une situation professionnelle relativement stable
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rencontre Taoufik en Tunisie
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coup de foudre entre eux
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mariage en 1998 en Tunisie
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grande fête avec de nombreux invités et des traditions tunisiennes
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Taoufik
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père d’Inès et de Lina
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tunisien et musulman
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né dans un quartier populaire de la banlieue de Tunis
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ancien handballeur
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animateur dans un hôtel au moment de sa rencontre avec Sandra
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personnalité :
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sociable
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élégant
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communicatif
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il « a la tchatche »
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Leur vie familiale en France
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couple franco-tunisien
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deux filles :
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Inès
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Lina
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les filles portent des « prénoms consensuels »
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prénoms qui ne sont pas fortement associés à une seule culture
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cela facilite probablement leur intégration en France
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la culture tunisienne est peu présente dans le quotidien familial
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Taoufik ne parle pas arabe à ses filles
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la Tunisie est surtout découverte pendant les vacances
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les traditions tunisiennes sont peu transmises
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la religion du père reste discrète
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Taoufik fait le ramadan seul
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il ne semble pas imposer sa religion à sa famille
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certaines traditions culinaires sont conservées
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il prépare du couscous
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mais seulement pour les grandes occasions
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La situation professionnelle de Taoufik en France
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son intégration professionnelle est difficile
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pendant plusieurs années :
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il nettoie les toilettes du Futuroscope
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travail pénible et peu valorisé
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il doit se battre pour améliorer sa situation
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il veut obtenir une licence de taxi
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il doit aller au tribunal
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il finit par obtenir cette licence avec difficulté
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son parcours montre :
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les difficultés rencontrées par certains immigrés
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la précarité professionnelle
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les obstacles administratifs
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sa persévérance et sa volonté de réussir
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Bilan possible
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Sandra et Taoufik forment un couple issu de deux milieux très différents.
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Sandra semble bien intégrée professionnellement grâce à son métier d’institutrice.
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Taoufik connaît davantage de difficultés sociales et professionnelles.
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La famille vit principalement selon les habitudes françaises.
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Les origines tunisiennes sont présentes, mais elles sont peu transmises aux filles.
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Cette transmission limitée explique en partie pourquoi Inès cherche plus tard à mieux connaître la Tunisie.
Introduction
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L’article présente Alice et Sofiane, qui ont tous les deux un parent blanc et un parent racisé.
-
Leur identité métisse se construit progressivement sous l’influence :
-
de leur environnement social ;
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de leur famille ;
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du regard des autres ;
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de leurs expériences personnelles.
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Au début, ils privilégient une seule partie de leurs origines. Plus tard, ils apprennent à accepter leur identité dans toute sa complexité.
1. Alice : de l’assimilation à l’acceptation de son métissage
Construction de son identité
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Alice grandit dans une commune où il y a très peu de personnes noires.
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Elle s’adapte inconsciemment à cet environnement majoritairement blanc :
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elle ne se sent pas noire ;
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elle veut la même coiffure que ses amies malgré ses cheveux crépus ;
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elle refuse les poupées noires et préfère les poupées blondes.
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Elle prend donc la majorité blanche comme modèle et ignore d’abord ses origines guadeloupéennes.
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Alice est victime de remarques racistes :
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une amie l’appelle « bamboula » ;
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son ancien compagnon la surnomme « mon petit oiseau des îles » ;
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un ami remet en question le droit de l’un de ses parents à vivre en France.
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Au début, elle ne comprend pas la violence de ces paroles.
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Plus tard, elle réalise que les autres la considèrent comme exotique ou étrangère, même si elle se voyait elle-même comme blanche.
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La mort de sa grand-mère provoque un changement :
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Alice commence à rechercher son histoire familiale ;
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elle veut savoir « qui elle était vraiment » ;
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elle accepte finalement ses deux origines et se définit comme métisse.
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Procédés d’écriture
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Discours direct : les citations rendent son témoignage authentique et donnent accès à ses sentiments.
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Anecdotes concrètes : les cheveux, les poupées et les insultes illustrent clairement son conflit identitaire.
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Ironie : les guillemets autour d’« affectueusement » montrent qu’une insulte raciste ne peut pas réellement être affectueuse.
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Métaphores :
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« remonte le fil de son histoire » ;
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« fouillé dans ses origines ».
Elles montrent que son identité doit être recherchée et reconstruite.
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Structure chronologique : enfance, expériences racistes, recherche des origines, acceptation du métissage.
2. Sofiane : du rejet de ses origines françaises à leur acceptation
Construction de son identité
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À l’adolescence, Sofiane choisit de mettre en avant les origines algériennes de son père.
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En même temps, il rejette les origines françaises de sa mère, qui vient de Moselle.
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Chez ses grands-parents maternels :
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il se sent en décalage ;
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il n’aime pas Noël ni les vacances passées chez eux ;
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il a l’impression d’être étranger, même s’ils sont gentils avec lui.
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Il se sent beaucoup plus à l’aise dans son quartier de Seine-Saint-Denis :
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beaucoup de ses amis sont algériens ou maliens ;
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la famille de son père habite à proximité ;
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il veut ressembler à ses amis et appartenir à leur groupe.
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-
Il cache même que sa grand-mère s’appelle Sophie, car il a honte de ses origines françaises.
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Avec le temps, Sofiane évolue :
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il comprend qu’il ne voyait pas « la globalité » de son identité ;
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il regrette d’avoir rejeté la famille de sa mère ;
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après une discussion avec celle-ci, il accepte toutes ses origines.
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Sa religion devient également un choix personnel :
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au début, ne pas manger de porc est une habitude « automatique » ;
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plus tard, il réfléchit à sa foi et se définit consciemment comme musulman ;
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il souligne que chacun de ses frères et sœurs peut faire son propre choix, sans pression.
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Procédés d’écriture
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Discours direct : il permet au lecteur de suivre directement les pensées, la honte et l’évolution de Sofiane.
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Registre familier : des expressions comme « des potes à foison » ou « un truc automatique » rendent le témoignage naturel et vivant.
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Champ lexical de l’identité : « origines », « arbre généalogique », « étranger », « honte », « identité ».
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Opposition entre deux milieux :
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la Moselle représente le malaise ;
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la Seine-Saint-Denis représente l’appartenance.
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Opposition entre passé et présent :
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autrefois, il rejetait une partie de lui-même ;
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aujourd’hui, il accepte toutes ses origines.
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Indications temporelles comme « à l’adolescence », « avec le temps » et « récemment » soulignent son évolution.
3. Comparaison et conclusion
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Alice et Sofiane adaptent d’abord leur identité à leur environnement :
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Alice veut ressembler à la majorité blanche ;
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Sofiane veut ressembler à ses amis algériens et maliens.
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Tous les deux ignorent ou rejettent une partie de leurs origines.
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Le regard des autres, les expériences personnelles et les discussions familiales les poussent ensuite à réfléchir.
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Finalement :
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Alice se reconnaît comme métisse ;
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Sofiane accepte ses origines algériennes et françaises.
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L’article montre ainsi que l’identité n’est pas fixe : elle se construit et évolue avec le temps.
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Le discours direct, les anecdotes, les métaphores, les oppositions et la structure chronologique rendent cette évolution claire et authentique.
Évoluer dans plusieurs milieux socioculturels – chance ou défi ?
Introduction / Position
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Évoluer dans plusieurs milieux socioculturels est à la fois une chance et un défi.
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Cela peut provoquer des difficultés d’intégration et des conflits identitaires.
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Mais, selon moi, c’est surtout une chance, car cela permet de développer de nouvelles compétences et d’élargir sa vision du monde.
Une chance
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On découvre différentes valeurs, habitudes et façons de penser.
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On devient souvent plus :
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ouvert ;
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tolérant ;
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flexible ;
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capable de comprendre les autres.
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On apprend à s’adapter à différents codes sociaux et linguistiques.
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Cela peut aussi offrir de nouvelles possibilités scolaires et professionnelles.
Exemple de Neïla dans Le Brio
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Neïla vient de Créteil, d’un milieu populaire et multiculturel.
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À l’université Panthéon-Assas, elle découvre un milieu bourgeois et élitiste.
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Grâce à Pierre Mazard, elle apprend :
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à mieux argumenter ;
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à maîtriser son langage ;
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à parler avec assurance devant un public.
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Elle développe ainsi sa confiance en elle et améliore ses chances de réussite.
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Elle utilise les codes du nouveau milieu sans abandonner complètement ses origines.
Un défi
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Les personnes qui changent de milieu peuvent subir :
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des préjugés ;
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de la discrimination ;
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un sentiment d’exclusion.
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Elles doivent parfois faire plus d’efforts pour être acceptées et prises au sérieux.
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Elles peuvent aussi avoir l’impression de ne plus appartenir totalement à leur milieu d’origine, sans encore appartenir au nouveau.
Exemple de Neïla
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Au début du film, Mazard l’humilie devant les étudiants et fait des remarques discriminatoires.
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Neïla doit lutter contre les préjugés liés à :
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son origine ;
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son quartier ;
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son apparence ;
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sa manière de parler.
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-
Elle doit trouver un équilibre entre sa vie à Créteil et le monde universitaire.
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Le défi principal est de s’adapter sans perdre sa personnalité.
Conclusion
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Évoluer dans plusieurs milieux socioculturels peut être difficile, car il faut affronter les préjugés et apprendre de nouveaux codes.
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Cependant, les avantages sont plus importants :
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ouverture d’esprit ;
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confiance en soi ;
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capacité d’adaptation ;
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nouvelles perspectives.
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Le parcours de Neïla montre qu’on ne doit pas choisir entre deux milieux.
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On peut combiner plusieurs influences et en faire une force.
Lettre d’Inès à son père:
Paris, le 15 août 2024
Cher Papa,
Au moment où je t’écris cette lettre, mes valises sont presque prêtes. Demain, je partirai pour Tunis. Avant mon départ, je voulais t’expliquer pourquoi j’ai pris cette décision et surtout te dire que je ne pars ni pour te fuir ni pour rejeter notre vie en France.
Pendant longtemps, je me suis considérée simplement comme française. À l’école, j’étais comme les autres et je ne me posais pas beaucoup de questions sur mes origines. La Tunisie, c’était surtout le pays des vacances, de quelques souvenirs, des grandes réunions de famille et du couscous préparé pour les occasions particulières.
Mais en grandissant, j’ai compris qu’une partie de mon histoire me manquait. Les autres essaient souvent de deviner mes origines en regardant mon visage. Pour certains, je pourrais être asiatique, sud-américaine ou venir de n’importe quel autre pays. À force d’entendre les autres décider à ma place de ce que je suis, j’ai ressenti le besoin de trouver ma propre réponse.
Je sais que tu ne nous as presque jamais parlé arabe et que tu as rarement parlé de ton enfance. Pendant longtemps, je t’en ai un peu voulu. J’avais l’impression que tu nous cachais une partie de toi et donc aussi une partie de nous. Aujourd’hui, je comprends mieux que ton silence avait probablement ses raisons.
Ta vie en France n’a pas toujours été facile. Tu as dû travailler pendant des années dans des conditions difficiles et te battre pour obtenir ta licence de taxi. Peut-être pensais-tu que, pour nous protéger, il fallait surtout nous permettre de nous intégrer ici. Peut-être ne voulais-tu pas que Lina et moi connaissions les mêmes obstacles que toi. Je ne te reproche plus ce choix. Mais j’ai maintenant besoin de retrouver ce qui n’a pas été transmis.
À Tunis, je voudrais apprendre l’arabe, connaître réellement notre famille et découvrir la ville dans laquelle tu as grandi. Je veux comprendre ce que signifie le ramadan pour toi et pourquoi tu le fais toujours un peu à l’écart. Je voudrais connaître tes souvenirs, les endroits que tu aimais et la personne que tu étais avant de venir en France.
Je suis heureuse de partir, mais j’ai également peur. J’ai peur de ne pas être considérée comme tunisienne là-bas. Je parle mal la langue et je connais encore peu les traditions. Ici, on me demande parfois d’où je viens « vraiment » ; là-bas, on me verra peut-être simplement comme la Française. J’ai peur de rester entre deux mondes sans appartenir totalement à aucun des deux.
Pourtant, je commence à comprendre qu’il n’est peut-être pas nécessaire de choisir. Mon métissage n’est pas un problème qu’il faudrait résoudre. C’est une force, une chance et une richesse. Je peux être attachée à la France sans renoncer à la Tunisie. Je peux aimer la vie que tu nous as construite ici tout en cherchant à mieux comprendre celle que tu as laissée derrière toi.
Poser mes valises à Tunis signifie donc prendre ma vie en main. Ce n’est pas la fin de ma vie en France, mais le début d’une existence entre les deux pays. Je ne sais pas encore où je vivrai dans quelques années. Peut-être à Tunis, peut-être à Paris, ou peut-être dans les deux villes. L’essentiel est que cette décision soit la mienne.
J’espère que tu comprendras mon choix et que tu seras fier de moi. J’aimerais aussi que mon départ nous rapproche. Quand je reviendrai, raconte-moi enfin ton histoire. Je suis prête à l’entendre.
Je t’embrasse très fort.
Ta fille,
Inès