LS 1
Résume le déroulement de la rencontre dans le salon de la famille Dujeu. (compréhension)
Analyse le comportement du père et du fils l’un envers l’autre. (analyse)
Au choix:
Commente l’engagement de Martin en te référant aussi à d’autres formes de solidarité. (commentaire)
ou:
En attendant le retour de Martin, Victor Dujeu regrette sa réaction et se demande comment il pourrait se réconcilier avec son fils.
Rédige son monologue intérieur. (produktiv-gestaltende Teilaufgabe)
Weiter lernen mit SchulLV-PLUS!
monatlich kündbarSchulLV-PLUS-Vorteile im ÜberblickDu hast bereits einen Account?Tatiana de Rosnay
Célestine du Bac (2021)
Martin Dujeu, lycéen de 18 ans, vit avec son père à Paris. Ce soir, il a invité à la maison Célestine, une SDF avec qui il s’est lié d’amitié depuis quelque temps. Après le dîner, ils se reposent dans le salon. Martin somnole quand, tout à coup, son père et sa fiancée Alexandra rentrent plus tôt que prévu.
1 un froid de gueux (fam) – eine Eiseskälte
Weiter lernen mit SchulLV-PLUS!
monatlich kündbarSchulLV-PLUS-Vorteile im ÜberblickDu hast bereits einen Account?Situation initiale
-
Victor Dujeu et sa fiancée Alexandra rentrent plus tôt que prévu à la maison.
-
Ils trouvent Martin dans le salon avec Célestine, une SDF, qui dort et porte le peignoir d’Alexandra.
Déroulement de la rencontre
-
Victor Dujeu est choqué et ordonne à Célestine de prendre ses affaires et de quitter l’appartement immédiatement.
-
Alexandra réagit de manière très agressive et hystérique. Elle crie à cause du peignoir et du bain, ce qui aggrave la situation.
-
Un conflit violent éclate entre Martin et son père :
-
Martin défend Célestine et explique qu’il voulait l’aider parce qu’il fait très froid et qu’elle est malade.
-
Son père refuse catégoriquement qu’elle reste.
-
La dispute devient de plus en plus intense et se termine par un geste de violence physique entre les deux.
-
-
Célestine, de son côté, ne proteste pas. Elle reste calme et digne et se prépare à partir.
-
Martin prend alors une décision importante : il décide de passer la nuit dans la rue avec Célestine pour ne pas la laisser seule.
-
Finalement, Martin et Célestine quittent ensemble l’appartement.
Le comportement du père envers son fils
-
Attitude autoritaire et ordres directs :
-
Il donne des ordres stricts : « Tu vas rester ici, Martin, et tu vas te calmer » (l. 44).
-
Il reproche à son fils son comportement : « Tu dépasses les bornes » (l. 29).
-
-
Manque de respect et arrogance :
-
Il interrompt son fils sans l’écouter : « Tais-toi ! » (l. 16).
-
Il le traite comme un enfant : « Martin, tais-toi et va dans ta chambre » (l. 33).
-
Il se moque de lui : « Tu tiendras à peine cinq minutes » (l. 55).
-
-
Froideur et absence d’empathie :
-
Il ignore les supplications de Martin : il « n’esquisse pas le moindre geste et continue à le regarder froidement » (l. 38–39).
-
-
Agressivité verbale et physique :
-
Il insulte et attaque verbalement son fils : « Tu es fou ou quoi ? » (l. 16), « Petit crétin ! » (l. 54).
-
Le narrateur souligne sa colère : « explose » (l. 16), « siffle » (l. 27).
-
Il devient violent physiquement : il « tente de le gifler » (l. 46).
-
→ Le père apparaît donc comme autoritaire, froid, méprisant et agressif.
Le comportement du fils envers son père
-
Colère croissante et irritation :
-
Dès le début, il « sent la colère monter en lui » (l. 4).
-
« La colère de Martin monte petit à petit » (l. 23).
-
Après l’incident, « sa fureur reprend le dessus » (l. 48).
-
-
Provocation et imitation :
-
Il imite son père d’un ton ironique : « Ça, dit-il en imitant son père » (l. 5).
-
-
Supplications et tentative d’apaisement :
-
Il essaie de convaincre son père : « Père, je te le demande » (l. 28).
-
Il a « le visage suppliant » (l. 38).
→ Il cherche d’abord le dialogue et veut calmer la situation.
-
-
Pression et menace :
-
Il fait pression sur son père en annonçant : « Très bien. Je vais aller dormir rue du Bac avec Célestine » (l. 41).
-
-
Violence physique et perte de contrôle :
-
Il donne « un coup violent à la poitrine » (l. 46).
-
Il « le projette contre le mur » (l. 46–47).
→ Il montre sa supériorité physique et perd le contrôle.
-
→ Martin apparaît comme d’abord compatissant et suppliant, mais de plus en plus révolté, jusqu’à devenir violent face à l’attitude de son père.
Conclusion
La relation entre le père et le fils est marquée par un conflit profond. Le père agit de manière autoritaire et agressive, tandis que le fils passe de la supplication à la révolte et à la violence.
L’engagement de Martin envers Célestine
-
Prise de responsabilité : Martin ne reste pas indifférent face à la situation de Célestine. Il décide d’agir concrètement en l’invitant à dîner, à prendre un bain et à passer la nuit chez lui. Il assume donc une responsabilité personnelle.
-
Engagement individuel : Son action n’est pas organisée par une institution, mais repose sur une décision personnelle. Il agit seul, selon ses valeurs.
-
Soutien d’une amie en difficulté : Il aide Célestine parce qu’elle est malade, qu’il fait très froid et qu’elle est déprimée. Son aide est humaine et directe.
-
Comportement désintéressé et courageux : Martin sait que son père ne sera pas d’accord. Malgré cela, il défend Célestine et accepte les conséquences. Il est prêt à quitter l’appartement et à dormir dans la rue avec elle.
-
Risque d’inconvénients importants : Son engagement provoque un conflit familial grave. Il risque d’être puni, rejeté ou mis à la porte. De plus, accueillir une personne sans domicile comporte des risques imprévisibles.
Autres formes de solidarité
L’engagement de Martin peut être comparé à d’autres formes de solidarité :
-
Soutien financier : Faire un don à des associations ou donner de l’argent à des personnes dans le besoin.
-
Aide matérielle : Donner de la nourriture, des vêtements ou du temps.
-
Engagement bénévole : Participer à des organisations caritatives comme les Restos du Cœur ou la Croix-Rouge, qui aident les personnes sans abri.
-
Soutien moral : Écouter, encourager et montrer de la compassion.
-
Solidarité quotidienne : Aide entre membres d’une famille, voisins ou au niveau local.
Comparé à ces formes d’aide, l’engagement de Martin est très direct et personnel. Il ne se limite pas à un geste symbolique, mais implique un véritable sacrifice.
Conclusion et évaluation
L’engagement de Martin est courageux, sincère et profondément humain. Il montre un grand sens de la solidarité et de la justice sociale. Même s’il agit de manière impulsive et provoque un conflit, son comportement est moralement admirable.
On peut donc conclure que Martin incarne une forme de solidarité active et engagée, fondée sur l’empathie et le respect de la dignité humaine.
Monologue intérieur de Victor Dujeu
Qu’est-ce que j’ai fait… ? Pourquoi ai-je réagi comme ça ? Martin est dehors maintenant, dans ce froid glacial… Et moi, je l’ai laissé partir. S’il tombe malade ? S’il lui arrive quelque chose ? C’est mon fils… Mon propre fils.
J’ai voulu être ferme, garder le contrôle, protéger mon appartement, mes œuvres d’art… Mais à quel prix ? J’ai peut-être protégé des objets, mais j’ai blessé mon enfant. Il me regardait avec ce visage suppliant… et moi, je suis resté froid, les bras croisés. Quelle image de père ai-je donnée ?
Et cette femme… Célestine. Une vieille dame malade. Je l’ai mise à la porte sans hésiter. En pleine nuit. Par ce froid. Est-ce que je suis devenu si dur, si égoïste ? J’ai parlé de voleurs, de danger… Peut-être que je me suis laissé guider par mes préjugés contre les SDF. Je ne la connaissais même pas. Martin, lui, voyait une amie en difficulté. Moi, je n’ai vu qu’un risque.
Il m’a tenu tête… et au lieu de l’écouter, je l’ai humilié, insulté. « Petit crétin »… Comment ai-je pu dire ça ? J’ai même essayé de le gifler. Mon propre fils. Quelle honte.
Et pourtant… il a montré du courage. Il était prêt à quitter son confort pour aider quelqu’un de plus faible. Peut-être que je devrais être fier de lui au lieu de le rabaisser. Il a des valeurs, un sens de la justice… des qualités humaines que j’ai peut-être oubliées avec le temps.
Quand il rentrera… parce que j’espère qu’il rentrera… je devrai lui parler calmement. M’excuser. Oui, m’excuser sincèrement. Lui expliquer que j’ai eu peur, peur pour lui, peur de perdre le contrôle. Lui dire que je respecte son engagement, même si je ne l’ai pas compris sur le moment.
Peut-être que nous pourrions chercher ensemble une solution pour aider Célestine autrement. Trouver une association, ou au moins lui offrir un vrai soutien, mais de manière réfléchie. Je dois lui montrer que je peux changer, que je peux écouter.
Pourvu qu’il revienne vite… J’ai été un père autoritaire ce soir. Il est temps d’être un père tout court.