LS 1
Présente le déroulement de la visite de l’appartement. (compréhension)
Analyse le comportement de Simple ainsi que les réactions des colocataires pendant la visite de l’appartement. (analyse)
Au choix :
Enzo a du mal à imaginer une vie avec des personnes en situation de handicap : « […] ce genre de truc, ça nous dépasse. » (l. 39–40). Discute les chances et les défis liés à une telle expérience en te basant sur le texte et – si possible – sur tes propres expériences. (commentaire)
ou :
Après la visite de l’appartement, Kléber téléphone à son meilleur ami pour lui parler de la rencontre avec les colocataires et du résultat de la candidature des frères. Mets-toi à sa place et rédige ses pensées et sentiments sous forme de monologue.
(produktiv-gestaltende Teilaufgabe)
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monatlich kündbarSchulLV Plus-Vorteile im ÜberblickDu hast bereits einen Account?Marie-Aude Murail
Simple (2004)
Simple raconte l’histoire de Kléber Maluri, un lycéen qui s’occupe de son frère Barnabé, surnommé “Simple”, un jeune homme de 22 ans qui se comporte comme un enfant de trois ans. Un jour, Kléber décide de vivre en colocation avec des étudiants pour offrir à Simple une meilleure vie. Dans l’extrait suivant, les frères ont rendez-vous avec Aria et ses colocataires pour visiter leur appartement :
1par déduction – rückschließend, schlussfolgernd, logischerweise
2un temps de flottement : ein Moment des Unbehagens und des Zögerns
3brouhaham– grand bruit
4débi – Abkürzung für „débile“
5perdre pied – außer Fassung geraten
6jeter des coups d’œil en dessous – verstohlen hochblicken
7la mine très farouche – mit scheuer Miene
8consultationf– Sprechstunde (beim Arzt)
9machin …genre spécialisé –ici: établissement médical
10outré,e – choqué,e
11se rebiffer (fam.) – aufmucken, protestieren
12dépasser qn – jdn überfordern
13tendre qc du bout des doigts – etwas mit spitzen Fingern darreichen
14charrier qn – se moquer de qn
15anéantir qn – jdn niederschmettern
16s’enhardir – devenir plus courageux
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monatlich kündbarSchulLV Plus-Vorteile im ÜberblickDu hast bereits einen Account?L’arrivée de Kléber et Simple
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Kléber et son frère Simple arrivent chez Aria et ses colocataires pour visiter l’appartement.
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Aria confond d’abord les deux frères et pense que Kléber est Barnabé, car Kléber est plus grand.
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Elle comprend ensuite son erreur et accueille les deux frères.
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Simple ne répond pas lorsqu’Aria se présente et lui serre seulement la main.
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Cette première réaction crée déjà un moment de gêne.
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Aria conduit ensuite les frères au salon où se trouvent Emmanuel, Corentin et Enzo.
Le début de l’entretien
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Tous s’installent autour de la table.
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Emmanuel prend la direction de l’entretien.
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Kléber explique qu’ils habitent provisoirement chez une parente âgée et qu’ils cherchent un logement pour devenir indépendants.
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Emmanuel pense également que Kléber est le frère aîné et lui demande ce qu’il étudie.
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Kléber précise qu’il va seulement entrer en terminale.
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L’attention des colocataires se porte alors sur Simple.
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Kléber explique difficilement que Simple est son frère aîné et qu’il est déficient mental.
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Un silence gênant s’installe.
Les réactions face au handicap de Simple
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Simple reste silencieux et intimidé.
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Emmanuel pose plusieurs questions sur son handicap.
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Enzo interrompt finalement cette sorte d’interrogatoire.
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Il explique cependant directement à Kléber qu’il pense que la colocation avec Simple n’est pas possible.
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Selon lui, Simple devrait vivre dans un établissement spécialisé.
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Aria réagit avec indignation aux propos d’Enzo.
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Enzo justifie son attitude en disant que la situation les dépasse et qu’ils ne peuvent pas prendre Simple en charge.
Une atmosphère qui se détend légèrement
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Simple commence finalement à parler et demande uniquement à Aria s’il peut prendre un gâteau.
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Aria lui donne un sablé, mais le traite presque comme un petit enfant ou un animal.
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Kléber se sent profondément humilié.
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Il essaie une dernière fois d’expliquer la situation en précisant que Simple a le QI d’un enfant de trois ans.
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Enzo fait alors une plaisanterie sur Corentin.
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Cette plaisanterie détend l’atmosphère.
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Aria sert le café et demande à Kléber si Simple peut en boire.
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Emmanuel répond à sa place que le café va l’exciter.
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Kléber est de plus en plus découragé par le comportement des étudiants.
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En revanche, Simple devient progressivement plus courageux, notamment grâce au gâteau et au sourire d’Aria.
Le comportement de Simple
Timidité et retrait au début
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Dès son arrivée, Simple semble très intimidé.
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Quand Aria lui serre la main, il ne répond pas :
→ « Simple serra la main d’Aria sans rien lui dire » (l. 7–8). -
Pendant l’entretien, il garde « les mains sous la table et le nez baissé » (l. 20).
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Lorsque Kléber lui demande s’il veut parler, Simple refuse et fait simplement non de la tête (l. 27–29).
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Son comportement montre qu’il se sent mal à l’aise face aux personnes inconnues et à cette situation inhabituelle.
Une communication particulière
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Simple ne correspond pas aux attentes des colocataires concernant un adulte de 22 ans.
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Il reste d’abord silencieux puis produit des sons incompréhensibles :
→ « Gnegnengnagno » (l. 42). -
Enzo interprète immédiatement ce comportement de manière négative et se moque de lui.
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Pourtant, Simple montre ensuite clairement qu’il est capable de communiquer.
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Il choisit volontairement Aria comme interlocutrice :
→ « Simple s’adressa à Aria et Aria seulement » (l. 43). -
Il lui demande poliment :
→ « Je peux prendre un gâteau ? » (l. 44–45). -
Cette réaction montre que son silence initial ne signifie pas qu’il est incapable de parler.
Une ouverture progressive
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Au début de la visite, Simple reste complètement en retrait.
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Peu à peu, il devient cependant plus à l’aise.
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Le gâteau et surtout le sourire d’Aria semblent lui donner confiance.
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Le narrateur souligne cette évolution :
→ « plus Kléber souffrait, plus son frère s’enhardissait » (l. 55–56). -
Simple réagit donc positivement lorsqu’il se sent accepté et traité avec davantage de gentillesse.
Les réactions des colocataires
Aria : entre empathie et comportement infantilisant
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Aria essaie d’abord d’accueillir les deux frères de manière amicale.
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Elle remarque rapidement la gêne de Kléber et éprouve de la compassion pour lui :
→ « Aria eut de la peine pour lui » (l. 24). -
Elle est également choquée par les propos d’Enzo :
→ « Aria lui jeta un regard outré » (l. 37). -
Son sourire semble aider Simple à prendre confiance.
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Cependant, elle ne sait pas réellement comment se comporter avec lui.
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Lorsqu’elle lui donne un gâteau, elle le fait « du bout des doigts comme s’il était un petit chien » (l. 46–47).
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Elle demande aussi à Kléber si Simple a le droit de boire du café (l. 52–53).
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Son comportement est donc ambivalent : elle est bienveillante, mais elle infantilise Simple et ne le traite pas entièrement comme un adulte.
Emmanuel : curiosité et attitude paternaliste
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Emmanuel prend immédiatement le contrôle de l’entretien.
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Après avoir appris le handicap de Simple, il pose des questions presque médicales :
→ « C’est de naissance ? » (l. 30).
→ « Un genre d’autisme ? » (l. 32). -
Il parle donc davantage de Simple qu’avec lui.
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Plus tard, lorsque la question du café se pose, Emmanuel décide directement à sa place :
→ « Mais non, ça va l’exciter » (l. 54). -
Son comportement montre qu’il considère Simple comme une personne dépendante qui ne peut pas prendre ses propres décisions.
Enzo : rejet et préjugés
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Enzo réagit de la manière la plus négative.
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Il refuse rapidement l’idée d'une colocation :
→ « ça va pas être possible » (l. 35). -
Il dit à Kléber qu’il aurait été accepté sans problème, mais considère Simple comme un obstacle.
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Il affirme que Simple « peut pas être laissé en liberté » (l. 36), ce qui présente le jeune homme presque comme une personne dangereuse.
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Il propose de le placer dans un établissement spécialisé.
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Quand Aria réagit avec indignation, Enzo explique :
→ « ce genre de truc, ça nous dépasse » (l. 39–40). -
Il réduit ainsi Simple à son handicap au lieu de chercher à connaître sa personnalité.
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Sa remarque « Il produit des sons » (l. 43) montre également une attitude moqueuse et déshumanisante.
Corentin : une présence passive
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Corentin participe très peu à la conversation.
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Au début, il est simplement présenté comme quelqu’un qui fume.
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Il ne prend pas réellement position face à Simple.
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Il devient surtout l’objet d’une plaisanterie d’Enzo lorsque Kléber explique que Simple a le QI d’un enfant de trois ans.
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Cette plaisanterie détend momentanément l’atmosphère, mais ne change pas les préjugés des colocataires.
Conclusion
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Simple passe progressivement de la timidité à une plus grande confiance.
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Les réactions des colocataires révèlent surtout leur manque d’expérience avec les personnes en situation de handicap.
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Enzo rejette directement Simple, Emmanuel le traite de manière paternaliste et Aria montre davantage d’empathie tout en l’infantilisant.
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Au lieu de considérer Simple comme une personne à part entière, les colocataires se concentrent principalement sur son handicap.
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Cela explique l’humiliation et la déception croissantes de Kléber.
Introduction
Vivre avec une personne en situation de handicap peut être une expérience nouvelle et parfois difficile. Comme le montre la réaction d’Enzo, certaines personnes ont peur de ne pas savoir comment agir. Pourtant, une telle expérience peut aussi être très enrichissante. Il faut donc examiner les chances et les défis.
Les chances
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La vie commune permet de mieux connaître les personnes en situation de handicap.
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Elle peut réduire les préjugés et la peur de l’inconnu.
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On apprend que le handicap ne définit pas entièrement une personne.
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Le texte le montre avec Simple : malgré son comportement particulier, il peut communiquer, exprimer ses souhaits et créer des liens.
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Une colocation peut favoriser l’inclusion au lieu de séparer systématiquement les personnes handicapées du reste de la société.
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Les colocataires peuvent développer davantage d’empathie, de patience et de tolérance.
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Ils apprennent à adapter leur communication aux besoins d’une autre personne.
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La personne handicapée peut profiter d’une plus grande autonomie et participer davantage à la vie sociale.
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Une telle expérience peut donc être enrichissante pour tous les participants.
Les défis
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La communication peut être difficile, surtout au début.
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Les colocataires peuvent ne pas savoir comment réagir à certains comportements.
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Selon le degré de handicap, une aide supplémentaire peut être nécessaire dans la vie quotidienne.
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Les colocataires ne sont pas des professionnels et ne peuvent pas remplacer des éducateurs ou des soignants.
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Il faut donc définir clairement les responsabilités.
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Des situations imprévues peuvent créer du stress ou des conflits.
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Les préjugés peuvent également compliquer la cohabitation.
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Dans le texte, Enzo pense immédiatement que Simple devrait vivre dans un établissement spécialisé.
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Aria et Emmanuel veulent être gentils, mais ils l’infantilisent.
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Une bonne préparation et une communication ouverte sont donc essentielles.
Conclusion
Vivre avec une personne en situation de handicap peut représenter un défi, surtout lorsqu’on n’a aucune expérience. Cependant, cela offre aussi la possibilité de dépasser ses préjugés et de devenir plus ouvert et empathique. À mon avis, il ne faut pas rejeter une telle expérience simplement par peur. Avec une bonne organisation, du respect et éventuellement un soutien professionnel, la vie commune peut être enrichissante pour tout le monde.
Monologue de Kléber
Ce soir, je n’arrête pas de repenser à cette visite. J’espérais vraiment que cette colocation pourrait être une nouvelle chance pour Simple et moi. Je voulais enfin quitter cette situation provisoire et commencer une vie plus indépendante. Mais dès notre arrivée, j’ai senti que quelque chose n’allait pas.
Aria a d’abord cru que j’étais Barnabé. Bon, ça peut arriver. Mais dès que les autres ont compris que Simple était mon frère aîné et qu’il était déficient mental, toute l’atmosphère a changé. Tous ces regards… ce silence… J’aurais voulu disparaître.
Et puis Enzo ! Comment peut-il dire que Simple « ne peut pas être laissé en liberté » ? Comme si mon frère était dangereux ! Il ne le connaît même pas. Il l’a vu pendant quelques minutes et il pense déjà savoir où Simple devrait vivre. C’est exactement ce que je voulais éviter. Je ne veux pas qu’on enferme mon frère dans un établissement simplement parce qu’il est différent.
Emmanuel n’était pas beaucoup mieux. Toutes ces questions sur son handicap… On aurait dit une consultation médicale. Personne n’a vraiment essayé de parler normalement avec Simple. Ils parlaient de lui comme s’il n’était même pas dans la pièce.
Aria, au moins, semblait avoir un peu de compassion. Elle a souri à Simple et je crois que ça l’a rassuré. Mais même elle ne savait pas comment se comporter. Quand elle lui a donné ce gâteau du bout des doigts… j’ai eu tellement honte. Et après, elle m’a demandé s’il pouvait boire du café. Pourquoi est-ce que personne ne lui pose directement la question ?
Pourtant, je suis fier de Simple. Au début, il était complètement intimidé, mais ensuite il a commencé à prendre confiance. Il a demandé son gâteau tout seul. Il était même plus détendu à la fin que moi.
Je ne sais pas encore ce qu’ils vont décider. Peut-être qu’ils vont nous refuser. Après ce qu’Enzo a dit, je ne suis pas très optimiste. Et même s’ils nous acceptaient, est-ce que je voudrais vraiment vivre avec des gens qui regardent mon frère comme ça ?
Je voulais offrir une meilleure vie à Simple. Une vie normale, avec d’autres jeunes, pas une vie où tout le monde le considère uniquement comme un handicap.
Peut-être que cette colocation n’est finalement pas la bonne solution. Mais je ne vais pas abandonner. Simple mérite qu’on lui donne une chance. Et moi aussi.