LS 1
Présente la situation du couple jusqu’à ce qu’Amine quitte l’hôtel. (compréhension)
Analyse les sentiments de Mathilde en tenant compte des procédés d’écriture1 utilisés. (analyse)
Au choix :
Dans le même roman, Omar, le frère d’Amine, dit : « Nous sommes tous en prison. Tant que nous vivrons dans un pays colonisé, nous ne pouvons pas nous dire libres. »
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ou :
Dans une lettre à son amie française, Mathilde s’est demandé si elle pourrait vraiment vivre au Maroc. Celle-ci lui répond en lui donnant des conseils.
Rédige la lettre de cette amie. (produktiv-gestaltende Teilaufgabe)
1procédés d’écriture – entspricht den vormals verwendeten Begriffen moyens stylistiques/ linguistiques/ rhétoriques
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monatlich kündbarSchulLV Plus-Vorteile im ÜberblickDu hast bereits einen Account?Leïla Slimani
Le pays des autres(2020)
En 1947, Mathilde, une jeune Française, et Amine, son mari marocain, arrivent au Maroc2 pour s’installer dans une ferme avec leur enfant qui va bientôt naître.
2À cette époque, le Maroc est placé sous le régime du protectorat français. Le Maroc retrouvera son indépendance en 1956 après 44 ans de domination française.
3Meknès – ville située au Maroc
4médinaf– au Maroc, centre d’une ville traditionnelle
5ouedm– une rivière dont le lit est complètement sec à certaines époques
6ville indigènef–ici: quartier où n’habitent que des Marocains
7bravache – qui fait semblant d’être courageux, -euse
8maîtressef– amantef
9fausser compagnie à qn – abandonner qn brusquement
10échevelé,e – les cheveux en désordre
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monatlich kündbarSchulLV Plus-Vorteile im ÜberblickDu hast bereits einen Account?Situation initiale
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Mathilde, une jeune Française, et Amine, son mari marocain, arrivent au Maroc en 1947 pour commencer une nouvelle vie ensemble.
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Mathilde est enceinte de leur premier enfant.
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Le couple souhaite s’installer dans une ferme appartenant à Amine.
Problèmes concernant leur installation
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Amine annonce à Mathilde qu’ils ne peuvent pas encore s’installer dans leur propriété :
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le locataire refuse de quitter la ferme avant la fin de son bail ;
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Amine n’a pas trouvé d’appartement abordable à Meknès à cause du grand nombre de réfugiés.
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Il décide donc qu’ils vont provisoirement vivre chez sa mère.
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Mathilde réagit en riant et pense d’abord qu’il plaisante.
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Amine, au contraire, reste sérieux et froid et lui explique : « Ici, c’est comme ça. »
Arrivée à Meknès
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Trois jours plus tard, ils partent pour Meknès en camion.
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Le voyage est pénible pour Mathilde :
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elle souffre de l’odeur du chauffeur et du mauvais état de la route ;
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elle doit vomir deux fois ;
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elle est pâle et épuisée.
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Elle trouve le paysage étranger et peu attirant et commence à se demander si elle pourra un jour se sentir chez elle dans ce pays.
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À leur arrivée, il fait nuit et mauvais temps.
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Amine décide qu’il est trop tard pour présenter Mathilde à sa mère et qu’ils passeront donc la nuit à l’hôtel.
Situation à l’hôtel
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Mathilde perçoit Meknès comme une ville sombre et hostile.
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À l’hôtel, leurs papiers et leur acte de mariage sont contrôlés.
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Une tension apparaît entre Amine et un employé marocain :
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Amine lui parle français alors que celui-ci insiste pour lui parler arabe ;
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l’employé regarde Mathilde de manière équivoque ;
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il reproche implicitement à Amine d’être avec une Française, donc avec « l’ennemie », dans le contexte colonial.
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Après avoir déposé leurs bagages, Amine remet son manteau et son chapeau.
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Il annonce qu’il va rendre visite à sa famille et qu’il reviendra bientôt.
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Il part immédiatement sans laisser à Mathilde le temps de répondre.
Au cours de l’extrait, les sentiments de Mathilde évoluent fortement. Son attitude initialement insouciante laisse progressivement place au désarroi, à l’étrangeté, à la solitude et finalement à une véritable panique.
Au début : incompréhension et légèreté
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Lorsque Amine annonce qu’ils devront vivre chez sa mère, Mathilde réagit avec incrédulité.
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Elle « sauta sur ses pieds » et « se mit à rire ».
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Les adjectifs « ridicule, hilarante » soulignent qu’elle ne prend pas immédiatement la situation au sérieux.
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La question rhétorique concernant Amine montre également son incompréhension.
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Il existe ici un contraste entre Mathilde et Amine :
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elle rit ;
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lui parle « d’une voix glacée ».
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La phrase courte d’Amine, « Ici, c’est comme ça », marque brutalement l’entrée de Mathilde dans une société dont elle ne connaît pas encore les règles.
Pendant le voyage : malaise et sentiment d’étrangeté
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Son état physique reflète son malaise psychologique : elle est « pâle et épuisée » et doit vomir.
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Le paysage lui paraît dépourvu de « sens » et de « beauté ».
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Le champ lexical négatif contribue à présenter le Maroc comme un environnement étranger et inquiétant.
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Mathilde est alors « submergée par la mélancolie ».
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Les questions intérieures « Faites […] que ce pays ne me soit pas hostile » et « Ce monde me sera-t-il un jour familier ? » donnent directement accès à ses pensées.
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L’opposition entre « hostile » et « familier » met en évidence son désir d’intégration, mais également sa peur de ne jamais appartenir à ce nouveau monde.
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Cette impression est renforcée à Meknès, puisque la ville lui paraît « noire et hostile ».
Après le départ d’Amine : solitude et remise en question
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Restée seule dans la chambre, Mathilde adopte une position presque protectrice : elle s’assoit « sur le lit, ses jambes ramenées contre son torse ».
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Cette posture traduit sa vulnérabilité.
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La question « Que faisait-elle ici ? » marque une véritable crise intérieure.
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Elle commence à regretter son choix et s’accuse elle-même : « elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même et à sa vanité ».
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Le contraste entre son ancienne vision du mariage comme une « aventure » exotique et sa situation actuelle montre la désillusion de Mathilde.
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Le terme « bravache » suggère que son courage passé était en partie superficiel.
Jalousie et imagination incontrôlée
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Son inquiétude se transforme progressivement en panique.
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Elle imagine plusieurs explications au départ d’Amine :
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« Peut-être Amine avait-il rejoint une maîtresse ? »
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« Peut-être même était-il marié »
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« Il jouait peut-être aux cartes […] »
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La répétition de « peut-être » traduit l’incertitude et l’emballement de son imagination.
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Les hypothèses deviennent de plus en plus négatives et montrent qu’elle perd progressivement le contrôle de ses pensées.
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Elle craint également d’être humiliée par Amine devant ses amis.
Peur et dépendance
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Finalement, Mathilde « se mit à pleurer » et « avait honte de céder à la panique ».
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L’accumulation « sans argent, sans ami » souligne son isolement.
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Le fait qu’elle ne connaisse « même pas le nom de la rue » montre concrètement sa dépendance envers Amine.
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La nuit et l’environnement inconnu renforcent symboliquement son sentiment d’être perdue.
Au retour d’Amine : soulagement, mais incompréhension
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Son état physique révèle l’intensité de son angoisse : elle est « échevelée », son visage est « rouge et décomposé » et elle « tremblait ».
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Elle se jette immédiatement dans les bras d’Amine.
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L’énumération « sa peur, sa nostalgie, l’angoisse folle » résume son état émotionnel.
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Le contact avec Amine lui permet progressivement de se calmer.
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Cependant, Amine « ne comprenait pas » sa réaction.
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Sa phrase finale « Ne fais pas la petite fille. Tu es ma femme maintenant. Ta vie est ici » relativise ses peurs au lieu de véritablement les comprendre.
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Les phrases courtes et affirmatives soulignent son autorité et montrent que, pour lui, le changement de vie de Mathilde est définitif.
Bilan :
L’extrait montre donc le passage de Mathilde d’une jeune femme attirée par l’aventure et l’exotisme à une femme confrontée à la réalité de l’exil. Les questions rhétoriques, répétitions, accumulations, champs lexicaux négatifs, discours intérieur et descriptions physiques permettent au lecteur de suivre directement l’augmentation de son angoisse.
La citation d’Omar selon laquelle personne ne peut être véritablement libre dans un pays colonisé souligne le lien entre liberté individuelle et indépendance politique.
D’un côté, son affirmation paraît justifiée. Dans un système colonial, la population locale ne dispose pas des mêmes droits et possibilités que la puissance coloniale. Dans l’extrait, cette inégalité est visible à Meknès. La ville elle-même est divisée entre la médina et la ville européenne. Cette séparation spatiale reflète une séparation sociale et politique.
La situation du garçon d’étage constitue un exemple particulièrement révélateur. Il doit fournir aux autorités un document pour prouver qu’il a le droit de circuler la nuit dans la ville nouvelle, tandis qu’Amine peut apparemment s’y déplacer plus librement. Cette situation montre à quel point la domination coloniale influence la vie quotidienne.
La relation entre Mathilde et Amine montre cependant que la question de la liberté est plus complexe. Amine est lui-même marocain et appartient donc à la population colonisée. Pourtant, dans son couple, il exerce une certaine autorité sur Mathilde. Lorsqu’il décide qu’ils vivront chez sa mère, il ne semble pas réellement négocier avec elle. Sa formule « Ici, c’est comme ça » montre que Mathilde doit s’adapter aux règles de son nouvel environnement.
La liberté peut donc être limitée à plusieurs niveaux : par la domination politique, mais aussi par les traditions, les normes sociales, le sexe ou les relations familiales.
Omar a néanmoins raison sur un point essentiel : tant qu’un pays est dominé politiquement par une puissance étrangère, ses habitants ne peuvent pas décider entièrement de leur avenir collectif. L’indépendance politique constitue donc une condition importante de la liberté.
Pourtant, elle ne garantit pas automatiquement la liberté de chaque individu. Une société indépendante peut elle aussi connaître des inégalités et des contraintes.
En conclusion, la citation d’Omar est convaincante si l’on comprend la liberté comme une liberté politique et collective. Cependant, Le pays des autres montre que la véritable liberté dépend également des relations sociales, des traditions et de la possibilité pour chaque individu de décider de sa propre vie.
Lettre de l’amie de Mathilde
Ma chère Mathilde,
Ta lettre m’a beaucoup touchée. Je comprends que tu te demandes maintenant si tu as vraiment fait le bon choix en décidant de vivre au Maroc. Tout est nouveau pour toi : le pays, les traditions, la famille d’Amine et surtout une manière de vivre très différente de celle que tu connais en France.
À ta place, je me donnerais d’abord du temps. Tu viens d’arriver et il est normal que tu te sentes étrangère. N’essaie pas de comprendre immédiatement toutes les habitudes de ce nouveau pays. Observe les gens, parle avec eux et essaie d’apprendre leur langue. Cela pourrait t’aider à te sentir moins dépendante d’Amine et à trouver progressivement ta propre place.
Je pense aussi qu’il est important que tu parles franchement avec Amine. Tu l’aimes et tu as choisi de construire ta vie avec lui, mais cela ne signifie pas que tu dois accepter toutes ses décisions sans discussion. Explique-lui tes peurs et ta solitude. Il connaît son pays et sa famille, alors que pour toi tout est inconnu. Il doit comprendre que tu as besoin de son soutien.
Essaie également de ne pas idéaliser votre vie en France. Tu as choisi cette aventure pour une raison. Il y aura certainement des moments difficiles, mais peut-être découvriras-tu aussi des choses que tu finiras par aimer au Maroc.
Enfin, garde une certaine indépendance. Fais des connaissances, découvre Meknès par toi-même et trouve des activités qui t’appartiennent. Le Maroc ne doit pas seulement devenir le pays d’Amine : si tu décides d’y rester, il faut qu’il puisse aussi devenir un peu le tien.
Ne prends donc pas de décision précipitée. Donne une chance à cette nouvelle vie, mais n’oublie jamais tes propres besoins.
Écris-moi vite et raconte-moi comment les choses évoluent.
Je t’embrasse,
Ton amie